
July 27, 2026
CanadaAprès avoir subi un recul au dernier trimestre de 2025, l’économie du Canada a fait du surplace au premier trimestre de 2026, ce qui a laissé craindre un basculement dans une récession (selon la définition approximative de deux trimestres consécutifs de croissance négative). Les données économiques récentes sont toutefois plus réjouissantes. Ainsi, les derniers chiffres du PIB pour avril et les prévisions pour mai témoignent d’une tendance haussière naissante, malgré le contrecoup des droits de douane des États-Unis et le ralentissement général de l’économie mondiale. Le marché de l’emploi s’est redressé en mai et en juin, comme l’indique la création d’environ 88 000 et 18 000 postes respectivement. Par conséquent, le taux de chômage a été ramené à 6,5 % à la fin du premier semestre. Le taux d’inflation s’est accru au printemps, surtout à cause de la hausse des prix de l’énergie dans le sillage du conflit entre les États-Unis et l’Iran, et de la fermeture du détroit d’Ormuz. Toutefois, il a diminué en réaction à l’apaisement du conflit en mai et en juin, marqué par la négociation d’une entente. En juin, l’indice des prix à la consommation (IPC) a donc baissé pour s’établir à 2,8 %. Les prix de l’énergie ont depuis remonté fortement en raison de la reprise des hostilités au Moyen-Orient. Dans ce climat d’incertitude, la Banque du Canada s’est abstenue d’intervenir, préférant attendre la publication de nouvelles données pour déterminer la trajectoire des taux d’intérêt dans les mois à venir. Malgré son recul en mars, l’indice composé S&P/TSX a gagné du terrain pendant le trimestre, ayant profité de l’élan des actions canadiennes des secteurs des banques, des infrastructures et des matières.
États-UnisLa guerre entre les États-Unis et l’Iran a fait bondir le coût de l’énergie en mars et au cours des premiers mois du trimestre, comme en témoignent l’envolée du prix du pétrole et la montée en flèche du prix de l’essence. Le conflit s’est apaisé et des négociations ont eu lieu entre les deux parties belligérantes. La chute du prix du pétrole qui a suivi a entraîné une baisse des prix de l’énergie. Toutefois, au cours des derniers jours, les tensions se sont intensifiées de nouveau, ce qui a accru l’incertitude et fait remonter les prix de l’énergie. Le renchérissement de l’énergie ayant provoqué une poussée inflationniste, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, et la Réserve fédérale américaine ont été contraints de cesser pour l’instant d’envisager des baisses de taux. Si la fin des hostilités a apporté un bref répit, les prix du pétrole ont depuis remonté en raison de la résurgence du conflit. Par conséquent, il est même possible que la banque centrale doive relever les taux au cours des prochains mois si l’inflation recommence à augmenter fortement. Malgré une hausse-surprise en mai, les données sur l’emploi de juin ont continué de montrer que le marché du travail américain demeure sous pression et que la plus grande économie mondiale ne devrait connaître qu’une croissance modérée au cours des prochains mois. Entre-temps, les marchés boursiers américains ont continué de progresser grâce aux dépenses massives consacrées à l’IA ou liées à celle-ci. Cette percée laisse entrevoir une croissance durable des bénéfices au cours des mois et des années à venir.
EuropeLes économies de la région restent aux prises avec la forte hausse des coûts de l’énergie, ce qui exacerbe les inquiétudes concernant la croissance économique dans les prochains mois. Le PIB de la zone euro s’est contracté de 0,2 % au cours du premier trimestre de l’année, et compte tenu de la forte augmentation des coûts de l’énergie, la région devrait se trouver à peu près dans la même situation au deuxième trimestre et pour le reste de l’année 2026. Malgré l’augmentation massive des dépenses militaires, l’Allemagne, principale puissance économique en Europe, a du mal à relancer son économie, tout comme la plupart de ses pairs, car la région continue de souffrir des politiques commerciales et douanières des États-Unis. L’instabilité politique en Grande-Bretagne reflète les piètres résultats de l’économie du pays, en particulier sur les marchés du travail, caractérisés par un recul des offres d’emploi et une stagnation des salaires. Les marchés européens se sont bien comportés depuis le début de l’année, et les perspectives de bénéfices à court terme restent étonnamment solides pour les actions européennes malgré les incertitudes macroéconomiques. Les valorisations boursières ont diminué en Europe depuis le début de la guerre avec l’Iran (malgré une hausse des bénéfices); elles sont conformes à la médiane sur 20 ans, mais demeurent nettement inférieures à celles observées sur le marché boursier américain.
Asie et marchés émergentsAprès avoir joué les seconds rôles pendant des décennies, les économies des marchés émergents (ME) apprennent à voler de leurs propres ailes, propulsées par la montée de la demande intérieure, l’approfondissement de l’intégration économique et l’accroissement de l’autonomie financière. Toutefois, nombre de ces pays font face à des obstacles à court terme, en raison de l’inflation des prix de l’énergie et des pénuries de produits énergétiques qui causent des dommages économiques généralisés. Les perspectives macroéconomiques de l’Asie pour les 12 prochains mois annoncent le passage à une croissance modérée dans un contexte de chocs énergétiques persistants. Malgré la vigueur continue et croissante des exportations, l’économie de la Chine est aux prises avec une demande intérieure insuffisante. Au deuxième trimestre, le pays a connu la plus faible croissance de son PIB depuis des années. La croissance du PIB en Asie devrait être arrimée au cycle haussier soutenu dans le secteur mondial de la technologie et à la demande liée à l’IA. La Russie a d’abord tiré profit de la hausse des prix du pétrole, mais son économie est de plus en plus handicapée par la guerre contre l’Ukraine. En Inde, la croissance a aussi ralenti à cause de la flambée des prix de l’or noir. Dans l’ensemble, les actions des ME font belle figure par rapport à leurs homologues des marchés développés, et elles continuent de procurer de la valeur relative, compte tenu du niveau beaucoup plus haut des valorisations dans l’ensemble des marchés nord-américains.
Pour plus de renseignements et perspectives, veuillez consulter la publication de RBC Gestion mondiale d’actifs, Regard sur les placements mondiaux – Été 2026.
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