Naviguer dans des eaux plus calmes - Comment le revenu de placement peut contribuer à stabiliser votre portefeuille dans les périodes tumultueuses des marchés

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Le Conseiller

April 17, 2026

Imaginez un voilier qui traverse une zone d’eau libre par une journée d’été parfaite. La mer est calme, le vent est stable, tout semble bien se passer… et même en douceur. Puis le temps change. Des vagues se forment, le vent souffle latéralement en rafales et, tout à coup, après avoir navigué sans heurts, le bateau subit de violentes secousses d’un côté à l’autre. Sans stabilisateurs – les dispositifs essentiels qui amortissent le mouvement et maintiennent le navire à flot –, même les marins les plus expérimentés peuvent dévier du cap.

Votre portefeuille de placements peut faire face au même défi de temps à autre. Comme l’histoire nous l’enseigne, il s’agit d’une réalité du monde des placements. Les marchés peuvent changer de direction sans crier gare. Les crises économiques peuvent survenir à l’improviste et presque aussi rapidement que l’éclatement des conflits géopolitiques. Lorsque la volatilité des marchés s’intensifie, le revenu de placement provenant des dividendes et des intérêts peut jouer le rôle de stabilisateur de votre portefeuille, qui détermine souvent si vous maintenez le cap ou si vous vous écartez de votre route.

Les trois modes de stabilisation

Tout comme les stabilisateurs de bateau, qui remplissent leur fonction dans trois situations distinctes (en navigation, au mouillage et dans des eaux agitées), le revenu de placement peut procurer de la stabilité, quelle que soit la conjoncture des marchés.

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Lorsque votre portefeuille va de l’avant pendant les marchés haussiers, les revenus de dividendes et d’intérêts peuvent atténuer les secousses latérales causées par la volatilité à court terme. Ils peuvent aussi procurer de solides rendements et renforcer l’effet de composition des gains en capital. Ils offrent même la possibilité d’acheter régulièrement d’autres actifs productifs de revenu dans le cadre de programmes tels que les régimes de réinvestissement des dividendes (RRD). Vous pouvez ainsi rester concentré sur votre objectif et ne pas être troublé par les fluctuations quotidiennes des cours.

 

Au cours des périodes de stagnation des prix où les marchés sont stationnaires ou confinés dans une fourchette, les versements de dividendes et d’intérêts peuvent faire fructifier votre patrimoine. Votre portefeuille génère des rendements même en l’absence d’appréciation du capital. De plus, vous continuez d’obtenir des rentrées de fonds importantes même si votre portefeuille fait du surplace.

 

Lorsque la tempête déferle et que les marchés reculent, le revenu devient votre principale source de stabilité. Les rentrées de fonds régulières vous permettent de couvrir les dépenses sans vendre d’actifs à bas prix. Donc, au lieu d’être un vendeur sous contrainte, vous agissez comme un investisseur patient. De plus, le revenu reçu peut être réinvesti sur le marché à un moment opportun, ce qui accentue les effets de la composition au fil du temps.

 

La tempête de 2022 : étude de cas illustrant la puissance des stabilisateurs

La volatilité est inhérente aux placements sur les marchés publics, comme l’a prouvé la dernière « tempête » ayant provoqué un marché baissier en 2022. L’indice composé S&P/TSX avait alors chuté de 8,66 % en réaction à la hausse des taux d’intérêt.1 De nombreux investisseurs dont le portefeuille se dépréciait ont été confrontés à un choix difficile : vendre des actifs à bas prix pour générer le revenu dont ils avaient besoin, ou conserver leurs placements et renoncer à générer un revenu dans l’espoir d’une reprise rapide.

Les détenteurs d’actions à dividendes ont connu une expérience très différente. L’indice Aristocrates de dividendes canadiens S&P/TSX, qui englobe les sociétés ayant augmenté leurs dividendes pendant au moins cinq années consécutives, a subi des pertes deux fois moins élevées au cours de la même période.2 Plus important encore, ces sociétés ont continué d’envoyer des paiements trimestriels à leurs actionnaires, offrant ainsi aux investisseurs les liquidités dont ils avaient besoin sans qu’ils aient à vendre leurs actions à des cours non avantageux. Pour leur part, ceux qui n’avaient pas besoin de ces liquidités ont obtenu des dividendes qui les ont aidés à effacer les pertes non réalisées au cours de la même période. 

Idéalement, un portefeuille qui rapporte des dividendes et des intérêts réguliers vous permet de payer vos frais de subsistance, de financer votre retraite ou de réinvestir vos gains, et ce, sans entamer votre capital.

Les coûts cachés de la vente : pourquoi la patience peut préserver le patrimoine

La vente d’actifs en période de recul des marchés peut créer une perte permanente. Lorsque vous liquidez des actions dont le cours est inférieur de 20 % ou de 30 % aux sommets précédents, vous risquez de perdre de gros gains, voire de concrétiser une perte. Pire encore, vous renoncez aux gains que ces actions auraient pu engendrer pendant la remontée ultérieure des marchés.

Les sociétés de qualité qui versent des dividendes peuvent procurer un revenu stable pendant les tempêtes du marché et un rendement supérieur à long terme. Sachez que les actions canadiennes à dividendes ont produit un rendement annuel moyen historique de 10,7 %, comparativement à seulement 1,3 % pour les sociétés qui ne versent pas de dividendes.3 Cette différence non négligeable pourrait être l’écart entre la constitution d’un patrimoine durable et le rythme de l’inflation.

Résilience : le pouvoir stratégique de la croissance des dividendes

Certains des portefeuilles les plus résilients sont composés non pas de sociétés qui versent simplement des dividendes, mais de celles qui augmentent leurs dividendes de façon constante, année après année.

Lors du krach boursier de 2020 provoqué par la COVID-19, l’indice composé S&P/TSX a chuté de près de 38 % entre son sommet de février et son creux de mars.4 Pourtant, même dans ces conditions extrêmes, l’immense majorité des sociétés canadiennes qui paient des dividendes ont maintenu, voire augmenté, leurs versements. Les réductions de dividendes qui ont eu lieu se sont concentrées dans les secteurs les plus durement touchés, comme l’énergie et les voyages, alors que les sociétés canadiennes de premier ordre considérées comme des « aristocrates » des dividendes n’ont à peu près pas été ébranlées.

Les sociétés de secteurs comme les services bancaires, les services publics et les télécommunications font des versements ininterrompus depuis des décennies. Sur le marché canadien, de nombreuses sociétés ont surmonté les récessions, les chocs pétroliers, les crises financières et les pandémies sans sauter un paiement.

Les sociétés accroissant leurs dividendes sont généralement des entreprises bien établies et financièrement saines. Il s’agit des « sociétés de premier ordre » prédominantes dans les portefeuilles canadiens. Elles se retrouvent souvent dans des secteurs stables comme les services publics, les banques et les télécommunications, où les flux de trésorerie sont prévisibles, et même dans des secteurs comme l’énergie et les mines, où les modèles d’affaires et la demande à long terme sont attestés. Lorsque les marchés chutent, leurs actions ont tendance à conserver leur valeur mieux que celles des sociétés de croissance à haut risque qui ne génèrent ni bénéfices ni dividendes.

Protection contre l’inflation : croissance du revenu sans diminution du pouvoir d’achat

L’érosion pouvant résulter de l’inflation est le danger caché du revenu statique. Un rendement en dividendes de 4 % peut sembler intéressant aujourd’hui, mais si ce versement n’augmente jamais, l’inflation rongera le pouvoir d’achat.

Il est donc essentiel de choisir des actions à dividendes croissants. De 2015 à 2025, l’inflation annuelle au Canada s’est établie en moyenne à 2,67 %. Pendant cette période, les banques canadiennes ont augmenté en moyenne leurs dividendes de 7 % par année.5 Elles ont ainsi procuré un rendement réel, après inflation, de plus de 4 %, qui découle exclusivement de la croissance du revenu, sans compter toute appréciation des actions.

En ce qui concerne les placements à revenu fixe tels que les obligations, la sécurité est primordiale. Les obligations à taux élevé peuvent offrir des rendements alléchants, mais elles sont assorties d’un risque de crédit substantiel. Si l’émetteur fait défaut, vous perdez le revenu et, peut-être, le capital. Pour aider à ce que vos versements d’intérêts demeurent sûrs, privilégiez les obligations de catégorie investissement de qualité supérieure ou les CPG d’institutions bien pourvues en capital.

Toutefois, le revenu n’est qu’une partie de l’équation : le montant après impôt qu’il vous reste est tout aussi important.

Au-delà du rendement : l’avantage stratégique de l’efficience fiscale

La détention d’actions canadiennes à dividendes dans un compte non enregistré peut présenter un énorme avantage fiscal.

Les dividendes admissibles de sociétés canadiennes donnent droit au crédit d’impôt pour dividendes, qui allège considérablement le fardeau fiscal comparativement à un revenu d’intérêts. Les intérêts sont imposés en tant que revenu ordinaire au taux marginal. En revanche, les dividendes sont « majorés » et ouvrent droit à des crédits d’impôt fédéral et provincial.6

Pour les retraités ou toute personne qui tirent des liquidités de comptes non enregistrés, cette efficience fiscale peut apporter un changement. Une gestion adéquate de votre revenu de placement pourrait vous aider à conserver une part beaucoup plus grande de votre revenu après impôt, ce qui vous permettrait de combler vos besoins sans entamer votre patrimoine.

Garder le cap : la confiance découlant d’un revenu stable

En définitive, le plus grand avantage d’une stratégie axée sur le revenu est d’ordre psychologique. Lorsque les marchés sont en baisse et que l’incertitude monopolise les manchettes, les paiements trimestriels, voire mensuels, versés dans votre compte constituent un puissant remède contre l’inquiétude, ou même la panique.

Selon des études, les dividendes représentent en général environ un tiers des rendements totaux pour n’importe quelle année, mais le réinvestissement et l’effet de composition peuvent porter cette proportion à près des deux tiers sur de longues périodes.7 Cette part est loin d’être négligeable. Elle peut correspondre à la différence entre un patrimoine qui s’accumule au fil des décennies et un patrimoine qui stagne parce qu’on a vendu trop tôt ses placements, on a entrepris une chasse aux rendements ou on a laissé ses craintes dicter ses décisions de placement.

Aidez à assurer votre avenir financier en misant sur un portefeuille conçu pour la stabilité et le revenu. Communiquez avec votre conseiller en placement dès aujourd’hui pour élaborer une stratégie à toute épreuve.


Sources

1.Morningstar, « Rendement de l’indice composé S&P/TSX. » https://global.morningstar.com/fr-ca/investissements/indices/0P00008IVF/cours

2.S&P Dow Jones Indices. "S&P/TSX Canadian Dividend Aristocrats Index." https://www.spglobal.com/spdji/en/indices/dividends-factors/sp-tsx-canadian-dividend-aristocrats-index/

3.RBC Gestion de patrimoine. « The Power of Dividends: Canadian Market Analysis. » https://us.rbcwealthmanagement.com/delegate/services/file/173453/content

4.Banque du Canada. « Note analytique du personnel 2020-22 : The COVID-19 Market Crash. » Octobre 2020. https://www.banqueducanada.ca/2020/10/note-analytique-personnel-2020-22/

5.Gestion de patrimoine TD  "Dividends Expected to Deliver in 2026." Février 2026. https://advisors.td.com/daviswealthmanagementteam/mediahandler/media/777309/Dividends%20Expected%20to%20Deliver%20in%202026%20-%20Newspaper%20article%20February%202026.pdf

6.Gestion de patrimoine TD "Dividends Expected to Deliver in 2026." Février 2026. https://advisors.td.com/daviswealthmanagementteam/mediahandler/media/777309/Dividends%20Expected%20to%20Deliver%20in%202026%20-%20Newspaper%20article%20February%202026.pdf

7.RBC Gestion de patrimoine. « The Power of Dividends: Canadian Market Analysis. » https://us.rbcwealthmanagement.com/delegate/services/file/173453/content


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