Sommaire des marchés

Le mois d'août est terminé, et avec lui les huit premiers mois de 2026. Je prends donc un peu de recul pour faire un récapitulatif.

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Bordeleau Groupe-Conseil

le 17 septembre 2026

Avril 2025 : la crise de tarifs

Vous vous souvenez de l'annonce des tarifs américains, au début d'avril 2025? En quelques séances, l'indice composé S&P/TSX a reculé de 10 % et le S&P 500 de 11,5 % (entre la clôture du 1er avril et celle du 8 avril 2025). Les manchettes et le narratif répété parlaient de forte inflation, de récession, de rupture des chaînes d'approvisionnement, de la fin de l'intégration commerciale nord-américaine.

Beaucoup d'investisseurs ont fait ce que la peur commande : ils ont réduit leur exposition, attendu « d'y voir plus clair », gardé des liquidités le temps que la poussière retombe. Le stratège new-yorkais Tom Lee, de Fundstrat, nous expliquait dès janvier 2026 que, même si les indices avaient bien rebondi dès le mois de mai, la plupart des investisseurs avaient connu une performance peu reluisante en 2025. Pas nous.


2026 : et ce n'était pas fini

Le début de cette année n'a pas été plus rassurant. Dès la fin de février, le conflit iranien et les perturbations dans le détroit d'Ormuz ont provoqué ce que l'Agence internationale de l'énergie a qualifié de plus importante interruption d'approvisionnement de l'histoire du marché pétrolier. Les indices ont de nouveau reculé.

Encore une fois, le marché a traversé cette situation, bien soutenu par des entreprises qui ont continué d'améliorer leur rentabilité — à travers les tarifs, mais aussi pendant la guerre en Iran.

Et comme la guerre ne suffisait pas, nous revenons en plus à la case départ du côté commercial : les négociations d'août n'ont rien réglé.

Tout cela pour dire que lorsque vous regarderez vos portefeuilles, vos performances n'ont rien à voir avec les mauvaises nouvelles énoncées. 

À titre d'exemple, un titre important de notre gestion, Cenovus (CVE), a pleinement profité de l'insécurité causée par la guerre en Iran pour s'apprécier de 91 % depuis le début de l'année *. Oui : 91 % en huit mois. Même chose pour Baytex, dont nous avions profité de la baisse pour racheter à faible prix en 2025 et que nous avons revendu en grande partie en 2026, en hausse de 52% en 2026*

Il ne s'agit pas de dire que les mauvaises nouvelles étaient fausses. Elles étaient vraies, et elles ont fait des dégâts réels — sur le bois d'œuvre, sur l'acier, sur des entreprises canadiennes précises. Mais la diversification et la sélection des titres ont fait toute la différence. Autre exemple : notre note structurée sur les banques canadiennes (RBC10900) a progressé de 26 % en huit mois*

Bien sûr, nous ne frappons pas pour 1000, et certains titres ont tiré de la patte en 2026 — Dollarama (−14 %) et AtkinsRéalis (−5 %)*. Le but est constamment d'avoir plus de gagnants que de perdants, et que les gains des premiers dépassent largement les pertes des seconds.

Ce que ces dix-huit mois enseignent, c'est qu'une mauvaise nouvelle, même vraie, n'est pas nécessairement une raison de vendre. Au moment où elle fait la manchette, elle est déjà dans les prix.

Cela me rappelle plusieurs années en arrière. En 2008, je donnais des conférences avec une diapositive qui énumérait, depuis cinquante ans, toutes les bonnes raisons de ne pas investir — c'est-à-dire toutes les mauvaises nouvelles. Puis je montrais le graphique d'un indice boursier à long terme. The rest is history.

Pour la suite

Quelques remarques, et aucune n'est une prévision.

Les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis ne sont pas résolues, et il n'y a aucune raison de croire qu'elles le seront proprement. Le conflit iranien reste ouvert et le pétrole demeure sensible à chaque manchette : n'oublions pas que cette guerre a été gagnée plus de deux cents fois et qu'une entente est annoncée chaque semaine. J'exagère à peine.

 

Rien de ce qui précède ne se répétera de la même façon. La seule question qui vaut d'être posée aujourd'hui n'est donc pas « qu'est-ce qui s'en vient », mais : mon gestionnaire est-il à l'affût de ce qui se passe, et gère-t-il activement mon portefeuille pour en profiter et le protéger ?

 

Ma réponse à cette question, quand mes clients me la posent : Certain.

 

Le plus important est de suivre les faits — pas les histoires — en temps réel, et d'ajuster nos expositions selon ce que l'expérience et la compétence dictent.

 

J'apprécie beaucoup cette citation tirée du livre The Lion Tracker's Guide to Life : « I don't know where I'm going, but I know exactly how to get there. » Je ne traque pas des lions, je traque le marché : j'avance en suivant les signaux et j'ajuste au fur et à mesure pour conserver le meilleur positionnement.

 

Sur ce, bon mois de septembre !


*Les données citées sont des indices et prix de marché publics au 31 août 2026, source Factset. Les rendements des titres mentionnés sont des variations de cours du 31 décembre 2025 au 31 août 2026 et ne représentent pas le rendement d'un portefeuille, lequel dépend de la pondération, des frais et de la date d'entrée de chaque compte. Ces renseignements ne constituent pas des conseils de placement et doivent être utilisés uniquement dans le cadre de discussions avec votre conseiller en placement de RBC Dominion valeurs mobilières Inc. Ainsi, votre propre situation sera prise en compte et les décisions seront fondées sur l’information à jour. Les stratégies et les conseils contenus dans le présent rapport sont fournis à titre informatif. Veuillez consulter votre conseiller avant de mettre en œuvre une stratégie. Les taux d’intérêt, la conjoncture des marchés, les offres spéciales, les décisions fiscales et les autres facteurs touchant les placements peuvent changer rapidement. Les renseignements contenus dans les présentes ont été jugés fiables au moment où ils ont été obtenus, mais ni RBC Dominion valeurs mobilières Inc., ni ses employés, ses mandataires ou ses fournisseurs de contenu ne peuvent en garantir l’exactitude ni l’intégralité. Le présent rapport ne constitue pas une offre de vente ni une sollicitation d’offre d’achat de titres et ne doit en aucun cas être interprété comme telle. Ni RBC Dominion valeurs mobilières Inc., ni ses employés, ses mandataires ou ses fournisseurs d’information n’acceptent de responsabilité ou d’obligation de quelque nature que ce soit à son égard. Les portefeuilles de RBC Dominion valeurs mobilières Inc. peuvent parfois inclure des titres mentionnés dans les présentes. Les placements en fonds communs peuvent s’accompagner de commissions, de frais de suivi et de frais et dépenses de gestion. Veuillez lire l’aperçu et le prospectus du fonds avant d’investir. Les rendements ne tiennent pas compte de frais de vente, de rachat et de distribution, ni des frais facultatifs et de l’impôt sur le revenu pouvant les diminuer. Les placements en fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur peut fluctuer souvent, et leurs rendements antérieurs ne sont pas nécessairement répétés. Les rendements sont présentés en date du 31 Déc.. 2025. RBC Dominion valeurs mobilières inc.* et la Banque Royale du Canada sont des entités juridiques distinctes et affiliées. * Membre-du Fonds canadien de protection des investisseurs. RBC Dominion valeurs mobilières inc. est une société membre de RBC Gestion de patrimoine, une unité d’exploitation de la Banque Royale du Canada. â / MC Marque(s) de commerce de Banque Royale du Canada utilisée(s) sous licence. © RBC Dominion valeurs mobilières Inc. (2026). Tous droits réservés.