Mis à jour été 2021

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Alexander Petrov

July 18, 2021

Dans le dernier bulletin que j’ai écrit il y a quelques mois (Mars 2021… le temps passe vite!), j’ai fait des commentaires sur la forte reprise économique que nous avons vue et aussi sur mes réflexions sur les bas des taux d’intérêt et la hausse de l’inflation. J’ai expliqué pourquoi les actions de grande qualité sont et ont toujours été l’un des meilleurs moyens de combattre l’inflation.

 

De plus, j’ai discuté des risques actuels liés aux liquidités et aux titres à revenu fixe. Les liquidités se dévaluent plus vite qu’auparavant et les obligations sont exposées au risque de taux d’intérêt (la valeur des obligations diminue lorsque les taux augmentent). Les actions, à travers toutes les peurs mondiales et les cycles économiques des 100 dernières années et plus, sont sur une tendance d’augmentation en permanence, mais avec des ralentissements temporaires. Les clés d’un investissement réussi sont de bien diversifier et d’acheter des entreprises sur la base de leurs fondamentaux plutôt que sur la base de leurs fluctuations de prix à court terme.

 

Si vous l’avez manqué, n’hésitez pas à le lire en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

https://ca.rbcwealthmanagement.com/alexander.petrov/blog/2868698-Rebond-conomique-fort-taux-bas-hausse-des-prix-avenir-prometteur-Pour-certains--Strong-economic-rebound-low-rates-rising-prices-a-bright-future-For-some

 

Une grande partie de ce que j’ai dit s’est concrétisé jusqu’à maintenant cette année et les clients ont profité de mes recommandations. Les actions ont produit de solides rendements en 2021 jusqu’à présent, malgré une correction dans le secteur des technologies au début de l’année.

Je cite ci-dessous le plus récent commentaire de Jim Allworth, un des économistes en chef de RBC Dominion valeurs mobilières. Le commentaire ci-dessous décrit l’état actuel des marchés boursiers, des marchés de titres à revenu fixe, de l’économie et des devises.

 

Marchés boursiers

Les perspectives pour le reste de 2021 et pour 2022 n'ont pas fondamentalement changé. Selon nos prévisions, toutes les économies développées, à commencer par les États-Unis, afficheront une croissance du PIB supérieure à la moyenne après la forte baisse de l'an dernier. En l'absence d'un retour en force de la pandémie, l'élan suscité par les doses répétées de stimulation budgétaire injectées par les gouvernements (complétées par des politiques monétaires accommodantes bien ancrées) devrait continuer de propulser la plupart des économies durant l'année à venir et probablement après. Le scénario probable semble celui d'une croissance robuste cette année, suivie d'une croissance plus lente, mais tout de même supérieure à la moyenne, l'an prochain.

 

En ce qui concerne la grande économie des États-Unis, les six principaux indicateurs de récession fiables que nous suivons lui donnent tous le feu vert décisif. La prochaine récession (lorsqu'elle se présentera) est susceptible d'être déclenchée de la bonne vieille manière : par un resserrement des conditions de crédit suffisant pour rendre les taux d'intérêt prohibitifs et entraîner une réticence plus importante des banques à accorder du crédit. Mais aucun resserrement de cette ampleur ne semble imminent.

 

Les récessions sont importantes pour les investisseurs en actions, car elles ont toujours créé le contexte économique associé aux marchés baissiers. Au moment présent et probablement pendant un certain temps, aucune récession ne semble se profiler à l'horizon. Voici les facteurs qui appuient ce point de vue :

  • La plupart des économies sont remises en marche à mesure que le déploiement des vaccins atténue les répercussions de la pandémie.
  • Les bénéfices sont très élevés (les profits des entreprises américaines calculés en fonction du PIB sont déjà au-dessus de leur sommet d'avant la pandémie) et les estimations des bénéfices du prochain exercice ont été révisées en forte hausse au cours des six derniers mois (15 % pour le S&P 500 et 13 % pour le TSX).
  • Selon l'indice du Conference Board, la confiance des chefs de la direction se situe à un sommet de 18 ans. De plus, la confiance des entreprises est élevée et en hausse en Allemagne, en France et au Canada, tandis qu'elle s'améliore au Royaume-Uni et au Japon.
  • Les taux des obligations de sociétés demeurent très faibles et l'accès au crédit est immense.
  • Les dépenses en immobilisations montent en flèche, ce qui est de bon augure pour la productivité et l'inflation.

Les investisseurs en actions savent très bien que les corrections, par opposition aux marchés baissiers plus longs et plus douloureux, sont inévitables. La hausse de l'inflation et l'intention de Joe Biden d'augmenter les taux d'imposition des sociétés sont d'ailleurs deux des nombreux facteurs qui pourraient provoquer des sursauts de volatilité sur les marchés. Mais à ce stade-ci, aucune situation ne laisse entrevoir la survenue d'un événement pire qu'une correction.

Nous nous attendons à ce que les cours boursiers continuent d'augmenter en 2021, mais pas autant que les bénéfices, ce qui entraînera une modeste baisse des ratios cours/benefice.

 

Marchés des titres à revenu fixe

Sous l'impulsion de la Réserve fédérale (Fed), les banques centrales, dont la Banque du Canada (BdC), se sont engagées à maintenir les taux d'intérêt à court terme à un niveau extrêmement bas pendant un certain temps encore : la BdC a provisoirement prévu une première hausse de taux l'an prochain, la Fed n'en prévoit pas avant 2023. Ces dernières ont indiqué qu'elles toléreront une hausse de l'inflation tant qu'elles seront convaincues que cet épisode sera de courte durée et que l'inflation reculera plus tard cette année et en 2022.

 

Nous nous attendons à ce que le taux des obligations américaines à dix ans augmente pour atteindre 2,00 % d'ici la fin de l'année. Les taux des obligations canadiennes progresseront de concert, tandis que les taux à court terme resteront arrimés à la politique de la BdC. Comme on prévoit une hausse des taux à long terme, nous privilégions pour l'instant les échéances à court terme et prévoyons que le marché offrira des occasions d'obtenir des rendements en revenu supérieurs dans les prochains mois.

 

Les actions privilégiées figurent parmi les titres de créance qui ont affiché les meilleurs rendements au cours des 15 derniers mois, en raison de la hausse des taux obligataires, qui a grandement amélioré les perspectives de « rajustement » de leur taux ; pendant ce temps, les modifications fiscales applicables aux émetteurs ont entraîné le rachat d'un nombre grandissant de titres, ce qui a fait fléchir les prix de soutien du marché. La sélectivité est désormais de mise.

 

Devises

 

Dollar américain : Pleins feux sur la réduction des mesures de relance

La Fed a fait preuve de souplesse tout au long du premier semestre, mais le ton a changé lors de la réunion du Comité fédéral de l'open market (FOMC) qui a eu lieu en juin, la prévision médiane tablant maintenant sur deux hausses de taux d'intérêt en 2023. L'attention se tourne à présent vers le symposium qui se tiendra à Jackson Hole en août, au cours duquel il est très probable que le resserrement quantitatif fasse l'objet de discussions officielles. Nous nous attendons à ce que les taux relativement plus élevés des obligations américaines apportent un soutien au dollar américain durant le deuxième semestre, à moins que les données économiques aux États-Unis ne se détériorent de façon inattendue.

 

Euro : La BCE n'est pas prête à mettre fin à son programme d'achats d'urgence face à la pandémie

Contrairement à la Fed, qui envisage la réduction de l'assouplissement quantitatif, probablement au début de l'année prochaine, la BCE a réitéré lors de la réunion qu'elle a tenue en juin l'importance de maintenir le rythme du programme d'achats d'urgence face à la pandémie. Cette divergence apparente dans les politiques monétaires de ces pays, et les prévisions générales selon lesquelles les États-Unis connaîtront une croissance supérieure à celle de l'Europe, donnent à penser que l'euro se laissera distancer par le dollar américain au second semestre de 2021. La situation pourrait toutefois être différente si les investisseurs délaissaient massivement les actions américaines au profit des actions européennes.

 

Dollar canadien : Les marchés ont-ils pleinement pris en compte le durcissement de ton ?

Le resserrement amorcé par la BdC en avril et la flambée des prix des marchandises et du pétrole brut positionnent le huard au premier rang des monnaies du G10 selon le rendement enregistré depuis le début de 2021. D'après les économistes de RBC Marchés des Capitaux, la Fed ne demeurera pas en reste de la BdC quant à ses intentions de resserrement, ce qui renforcera le taux de change USD/CAD au second semestre de 2021.

 

Livre sterling : Coup de pouce de la vaccination

 La livre sterling a énormément progressé au premier semestre de 2021, après le durcissement de ton de la Banque d'Angleterre et la grande efficacité de la campagne de vaccination menée au Royaume-Uni. De nombreuses bonnes nouvelles ont été prises en compte dans le cours de la livre sterling, et nous ne nous attendons pas à d'autres bonds significatifs. Les tensions croissantes entre le Royaume-Uni et l'Union européenne concernant l'Irlande du Nord sont à surveiller au cours des prochains mois.

 

Répartition de l'actif

La volatilité pourrait toujours s'accentuer dans un sens ou dans l'autre sur les marchés boursiers. Les cours des actions devraient toutefois progresser par rapport aux niveaux actuels en 2021 et en 2022 à la faveur de la hausse des bénéfices si la pandémie reste contenue et qu'aucun resserrement monétaire marqué et imprévu ne survient. D'après nous, un portefeuille équilibré devrait être légèrement surpondéré en actions.

 

En ce qui concerne les titres à revenu fixe, nous recommandons d'adopter la pondération de référence.

 

Conclusion de Petrov 

Le commentaire le plus récent de Jim concorde étroitement avec le mien. Je suis optimiste au sujet des actions tant qu’elles sont achetées en fonction de leurs qualités fondamentales sous-jacentes. Avoir peur des marchés boursiers n’a jamais été rentable et j’éviterais de tenter le « timing » du marché. Dans nos révisions de portefeuilles réguliers, on regarde la progression de votre portefeuille par rapport à votre plan financier et on s’assure que nous utilisons tous les outils de la trousse.

 

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec mon équipe et nous serons heureux de discuter. Si vous pensez que quelqu’un proche de vous pourrait bénéficier de nos services, veuillez communiquer avec nous pour nous en faire part et nous pourrons en discuter.

 

Meilleures salutations,

-Alex et le Groupe Gestion de Patrimoine Petrov