January 26, 2026
Chaque mois de janvier, le monde financier publie ses prévisions. Croissance économique. Taux d’intérêt. Gagnants et perdants des marchés.
Puis, le janvier suivant, en regardant en arrière, on se rappelle toujours la même réalité : les prévisions font de bons titres… mais rarement de bonnes stratégies d’investissement.
Depuis quelques années, nous avons volontairement évité de publier des prédictions audacieuses.
Nous avons plutôt mis l’accent sur l’éducation financière, l’analyse des données, et une réflexion différente sur le risque, les occasions et le comportement des investisseurs.
Ainsi, plutôt que de tenter de prédire ce que feront les marchés en 2026, nous préférons encore une fois partager quelques attentes générales, appuyées par l’histoire.
1. Ce sur quoi tout le monde s’entend est souvent faux
Le consensus est rassurant. Mais il est aussi, bien souvent, déjà pleinement intégré dans les marchés.
Voici quelques opinions largement répandues que nous entendons actuellement :
L’histoire raconte une autre version.
Les marchés intègrent le consensus bien avant qu’il devienne évident.
2. Le temps ne met pas fin aux marchés haussiers
On entend souvent que les marchés sont dus pour une correction après plusieurs années de hausse.
Mais ce n’est pas ainsi que fonctionnent les marchés.
La durée d'un marché haussier n'est pas un facteur de risque. Ce sont les fondamentaux et la liquidité qui le sont.
3. La volatilité va augmenter — tout dépendra de votre réaction
Avec les tensions géopolitiques, les élections, les changements de politiques monétaires et les avancées technologiques, la volatilité est presque inévitable.
Le véritable différenciateur en 2026 ne sera pas la direction du marché, mais le comportement des investisseurs.
4. Le consensus sur l’inflation sera probablement encore erroné
L'an dernier, nous avions adopté une position à contre-courant, prévoyant une baisse de l'inflation plus rapide que prévu. Cette prévision s'est avérée juste. Consultez notre article du début de 2025 ici.
Aujourd'hui, le discours dominant est que l'inflation est « résistante » et restera structurellement élevée pendant une période prolongée.
L'histoire incite à la prudence face à ce type de discours.
L'inflation est cyclique et influencée par les chaînes d'approvisionnement, la démographie, la technologie et les politiques publiques. Les facteurs structurels déflationnistes comme l'IA, l'automatisation et le vieillissement de la population sont toujours bien présents.
5. Le leadership des marchés va continuer de s’élargir
En conclusion : suivre le statu quo ne mène nulle part
Les marchés intègrent rapidement ce qui est évident, et récompensent ceux qui sont positionnés pour ce qui vient ensuite.
C’est pourquoi notre approche ne repose pas sur les réactions aux nouvelles, mais plutôt sur :
L’année à venir apportera son lot de surprises, c’est toujours le cas. Notre rôle n’est pas de les prédire, mais d’y être prêts.
Si vous souhaitez discuter de notre positionnement dans un contexte de marchés plus diversifiés et d’un environnement macroéconomique en évolution, n’hésitez pas à nous contacter. Nous serons toujours heureux de vous expliquer notre réflexion.