Le tour du monde en 80 secondes – Été 2026

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Revue trimestrielle des représentants-conseils - 2026

April 6, 2026

Canada Flag.pngCanada

Après un dernier trimestre négatif en 2025, l’économie du Canada a fait du sur place au premier trimestre de 2026, ce qui a laissé craindre un basculement dans une récession (selon la définition approximative de deux trimestres consécutifs de croissance négative). Néanmoins, les récentes données économiques ont été plus positives. En particulier, les derniers chiffres du PIB pour avril laissent entrevoir l’émergence d’une tendance à la croissance. L’incidence des droits de douane américains et le ralentissement généralisé de l’économie mondiale continuent de se faire sentir. L’emploi s’est redressé en mai, où environ 88 000 emplois ont été créés tandis que le taux de chômage est descendu à 6,6 % contre 6,9 % en avril. Le taux d’inflation a continué de grimper, entraîné par la hausse des prix de l’énergie dans le sillage du conflit entre les États-Unis et l’Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz. Même si un fléchissement de l’inflation est attendu au cours des prochains mois, la Banque du Canada s’est abstenue d’intervenir, préférant attendre la publication de nouvelles données pour établir la trajectoire des taux d’intérêt dans les mois à venir. Malgré un apaisement du conflit au Moyen-Orient en mars, l’indice composé S&P/TSX a continué de croître, soutenu par les banques canadiennes et les actions liées aux matières.           

United states.pngÉtats-Unis

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran a fait bondir les prix de l’énergie au début du trimestre, et les prix du gaz et de l’essence à la pompe ont monté en flèche. Cependant, après un retour au calme et l’ouverture de négociations entre les parties, les prix du pétrole se sont repliés, ce qui laisse espérer que les prix de l’énergie feront de même. L’incertitude provoquée par le conflit et l’envolée de l’inflation qui en a découlé ont fait plonger la confiance des consommateurs à un creux historique, ou quasiment. Compte tenu de la poussée de l’inflation, le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, et la banque centrale américaine ont suspendu leurs intentions de réduire les taux, et même évoqué la possibilité que les taux d’intérêt augmentent d’ici la fin de l’année si la récente hausse s’avère plus persistante que prévu. Malgré une hausse-surprise en mai, les données sur l’emploi de juin continuent de montrer que le marché du travail américain demeure sous pression et que la plus grande économie mondiale ne devrait connaître qu’une croissance modérée au cours des prochains mois. Entre-temps, les marchés boursiers américains ont continué de progresser grâce aux dépenses massives dans l’IA ou liées à l’IA. Cette percée laisse entrevoir une croissance durable des bénéfices, et elle devrait placer le secteur de la technologie de l’information en position dominante dans l’indice S&P 500.  

Artboard 2 copy 2.png Europe

Les économies de la région restent aux prises avec la forte hausse des coûts de l’énergie, ce qui exacerbe les inquiétudes concernant la croissance économique dans les prochains mois. Le PIB de la zone euro s’est contracté de 0,2 % au cours du premier trimestre de l’année, et compte tenu de la forte augmentation des coûts de l’énergie, la région devrait se trouver à peu près dans la même situation au deuxième trimestre et pour le reste de l’année 2026. Malgré l’augmentation de ses dépenses militaires, l’Allemagne, qui est la plus grande économie de l’Europe, a eu du mal à relancer son économie, tout comme la plupart de ses homologues, étant donné que l’ensemble de l’Europe continue de porter le poids des politiques commerciales et tarifaires des États-Unis. L’instabilité politique en Grande-Bretagne reflète les piètres résultats de l’économie du pays, en particulier sur les marchés de l’emploi qui montrent un recul des offres d’emploi et une stagnation des salaires. Les marchés européens se sont bien comportés depuis le début de l’année, et les perspectives de bénéfices à court terme restent étonnamment solides pour les actions européennes malgré les incertitudes macroéconomiques. Les valorisations boursières ont diminué en Europe depuis le début de la guerre avec l’Iran (malgré une hausse des bénéfices) ; elles sont conformes à la médiane sur 20 ans, mais demeurent nettement inférieures à celles observées sur le marché boursier américain.

Emerging Markets.png Asie et marchés émergents

Après avoir joué les seconds rôles pendant des décennies, les économies émergentes apprennent à voler de leurs propres ailes, propulsées par la montée de la demande intérieure, l’approfondissement de l’intégration économique et une autonomie financière accrue. Toutefois, nombre de ces pays font face à des obstacles à court terme, en raison de l’inflation des prix de l’énergie et des pénuries de produits énergétiques qui causent des dommages économiques généralisés. Les perspectives macroéconomiques de l’Asie pour les 12 prochains mois annoncent le passage à une croissance modérée dans un contexte de chocs énergétiques persistants. Malgré la vigueur continue, ou même grandissante des exportations, l’économie de la Chine est aux prises avec une demande intérieure insuffisante. La croissance du PIB en Asie devrait être arrimée au cycle haussier soutenu dans le secteur mondial de la technologie et à la demande liée à l’IA. La Russie a tiré profit de la hausse des prix du pétrole, mais son économie est de plus en plus affectée par la guerre contre l’Ukraine. En Inde, la croissance a aussi ralenti, pénalisée par la flambée des prix de l’or noir. Dans l’ensemble, les actions de marchés émergents se sont bien comportées, par rapport à leurs homologues des marchés développés, et elles continuent de procurer de la valeur relative compte tenu des valorisations en forte augmentation dans l’ensemble des marchés nord-américains.   

Pour plus de renseignements et perspectives, veuillez la publication de RBC Gestion mondiale d’actifs, Regard sur les placements mondiaux – Été 2026.

 


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