
April 6, 2026
Autrices :
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires coordonnées contre l’Iran dans le cadre des opérations « Epic Fury » et « Lion’s Roar », précipitant un conflit régional aux profondes répercussions sur l’économie mondiale. Après un bond de plus de 50 % depuis le début de l’année, les prix du pétrole ont franchi la barre des 100 $ le baril pour la première fois depuis 2022 lorsque l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz – une voie maritime critique où transitent environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel. Le passage des navires commerciaux a pratiquement été réduit à néant, et au moins 20 navires ont été attaqués dans la région jusqu’à la mi-mars.
Le conflit s’est envenimé à la suite du décès du guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, lors d’une frappe israélienne. Son fils, Mojtaba Khamenei, a rapidement été nommé pour lui succéder, ce qui a marqué la première transition héréditaire depuis la révolution islamique de 1979. Ce nouveau gouvernement a durci la position de l’Iran. Les hauts dirigeants iraniens ont alors promis de poursuivre leur action militaire face aux exigences américaines d’une reddition totale impliquant le démantèlement du programme nucléaire, la réduction de l’influence du pays dans la région et un changement de régime. L’expérience passée en Irak et en Afghanistan montre combien il est difficile de parvenir à un changement de régime de façon durable, y compris dans le contexte d’une occupation militaire. C’est d’autant plus vrai en Iran, où le pouvoir est entre les mains d’un gouvernement théocratique profondément enraciné et où il n’y a pas d’opposition organisée.
L’intervention militaire américaine a reçu un soutien international très limité. Les principaux alliés des États-Unis, parmi lesquels l’Allemagne, le Japon et l’Australie ont refusé d’aider à la réouverture du détroit d’Ormuz, et le ministre de la Défense de l’Allemagne a même déclaré : « Ce n’est pas notre guerre ». Le Canada a offert un soutien mesuré. Le pays a approuvé la prévention de l’acquisition d’armes nucléaires par l’Iran, mais refusé d’engager ses forces armées dans une participation directe, bien qu’il reste ouvert à la défense des pays du Golfe contre les attaques iraniennes.
Les mécanismes de transmission économique vont au-delà de l’effet direct des prix du pétrole. Les perturbations au Moyen-Orient ont une incidence sur l’approvisionnement en engrais (30 % de l’urée mondiale passe par le détroit), la production d’aluminium (20 % proviennent de la région) et les prix du gaz naturel, lesquels se sont multipliés par deux en Europe et en Asie. Les effets secondaires touchent les coûts du plastique, des produits chimiques, des produits pharmaceutiques, du transport aérien et du transport routier, dont la hausse pèse de façon disproportionnée sur les ménages à faible revenu et exacerbe la crise de l’accessibilité. Les Services économiques RBC estiment que si les prix du WTI se maintenaient autour de 100 $ le baril, l’inflation américaine grimperait à plus de 3 % d’une année sur l’autre, ce qui complique les décisions de la Réserve fédérale en matière de politique monétaire alors que les pressions stagflationnistes s’intensifient.
Les facteurs d’atténuation du choc comprennent la libération de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques de 32 pays dans le contexte d’une action coordonnée, l’oléoduc de l’Arabie saoudite jusqu’à la mer Rouge, d’une capacité de 4 à 6 millions de barils par jour, le contournement par le golfe d’Oman dont bénéficient les Émirats arabes unis, et les réserves substantielles de la Chine. En théorie, ces contrepoids pourraient réduire le déficit d’approvisionnement de 20 millions de barils par jour à 5,5 millions de barils par jour environ.
L’analyse historique des chocs géopolitiques suggère que les marchés ont tendance à avoir des réactions de courte durée, avec des baisses médianes d’environ 3 % pour l’indice S&P 500 au moment des réactions initiales. Nous recommandons toujours de maintenir la diversification des portefeuilles entre les régions et les catégories d’actifs, d’éviter les ventes sous l’effet de la panique et de conserver les placements en période de crise afin de faciliter la capitalisation des rendements à long terme.
Lire l’article intégral ici pour découvrir l’analyse complète.
Les performances passées ne sont pas indicatives des résultats futurs. Counsellor Quarterly a été préparé à l’usage de RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc. Les renseignements contenus dans le présent article sont fondés sur des données jugées fiables et complètes, mais nous ne pouvons en confirmer ou en garantir l’exactitude ni l’intégralité, et ils ne doivent pas être interprétés comme tel. Les personnes et les publications citées ne représentent pas nécessairement l’opinion de RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc. ou de RBC Gestion mondiale d’actifs Inc.
Les opinions et les estimations contenues dans ce rapport représentent le jugement de RBC PH&N SCP en date du présent rapport, sont sujettes à changement sans préavis et sont fournies de bonne foi, mais sans responsabilité légale.
Les taux d’intérêt, l’évolution du marché et divers autres facteurs touchant les placements sont susceptibles de changer. Le rendement passé ne garantit pas les résultats futurs. Les données fournies sont destinées uniquement à illustrer certains rendements passés et ne visent pas à indiquer des valeurs ou des rendements futurs.
Ni RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc. ou RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., ni aucune de leurs sociétés affiliées, ni aucune autre personne n'accepte en aucun cas la responsabilité de toute perte directe ou indirecte découlant de toute utilisation du présent rapport ou des renseignements qui y figurent.
Ce document vise uniquement à renseigner les investisseurs et n’offre pas de conseils fiscaux ni juridiques. En raison de la complexité des questions décrites dans le présent article et de l'incidence éventuelle de votre situation particulière sur les résultats, avant de prendre des mesures donnant suite à un renseignement qui figure dans cet article, vous devriez obtenir des conseils professionnels auprès d'un conseiller fiscal ou juridique compétent. Ainsi, vous serez certain que l’on tiendra compte des particularités de votre situation et que les décisions prises reposeront sur les données les plus récentes.
Il se peut que certains des produits ou services mentionnés ne soient pas offerts par RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc., mais qu'ils le soient par l'entremise de partenaires RBC. Si vous souhaitez rencontrer l'un des partenaires RBC offrant les produits ou services abordés dans le présent article, demandez une recommandation à votre représentant-conseil.
RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc., RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., RBC Private Counsel (USA) Inc., la Société Trust Royal du Canada, la Compagnie Trust Royal et la Banque Royale du Canada sont des entités juridiques distinctes et affiliées. RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements est une marque descriptive utilisée par RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements Inc. et la division de la clientèle privée de RBC Gestion mondiale d'actifs Inc.
® Marque déposée de la Banque Royale du Canada.MC Marque de commerce de la Banque Royale du Canada. Utilisée sous licence. © RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc., 2026. Tous droits réservés.