
Gestionnaire de portefeuille et conseiller en patrimoine principal
July 2, 2026
Nous vous présentons la plus récente analyse du Service-conseils en gestion de portefeuille de RBC Gestion de patrimoine. Cette édition revient sur la résilience des marchés au premier semestre de 2026 et examine les principaux facteurs susceptibles d’influencer leur évolution au cours des prochains mois.
Un contexte favorable, malgré des risques persistants
Alors que les marchés mondiaux entament le deuxième semestre de l’année, les investisseurs évaluent le contexte favorable des bénéfices à la lumière de plusieurs risques persistants.
Nous examinons ci-dessous la situation géopolitique, les éléments qui ont orienté les marchés dans la première moitié de 2026 ainsi que les facteurs susceptibles d’influer sur les rendements d’ici la fin de l’année.
Une normalisation progressive de la situation géopolitique
Le protocole d’entente entre les États-Unis et l’Iran a essentiellement tenu le coup, mais des tensions périodiques continuent de mettre sa viabilité à l’épreuve.
La confiance des marchés financiers s’est accrue en raison d’une reprise marquée du transport dans le détroit d’Ormuz, qui a considérablement réduit les risques de baisse pour l’économie.
Les marchés boursiers continuent d’avoisiner des niveaux records, les taux obligataires ont diminué par rapport aux sommets atteints sous l’effet des conflits et les prix du pétrole ont largement effacé leur hausse antérieure.
L’importance de maintenir une perspective à long terme
Même si les principaux points de négociation ne sont toujours pas résolus, les événements récents soulignent l’importance de maintenir une perspective à long terme.
Les données historiques montrent que les réactions des marchés aux chocs géopolitiques ont tendance à être temporaires, à moins que ceux-ci nuisent fortement à la croissance économique ou à la rentabilité des entreprises.
L’économie mondiale est par ailleurs influencée par un large éventail de forces interreliées plutôt que par un seul événement. Sa capacité à s’adapter aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement est souvent sous-estimée.
Même si le détroit d’Ormuz demeure un point névralgique pour le transport énergétique, les conséquences économiques ont été atténuées par la diminution de l’intensité pétrolière de l’économie mondiale, l’état des stocks ainsi que la capacité d’adaptation rapide des entreprises et des consommateurs.
De façon plus générale, le conflit entre les États-Unis et l’Iran renforce la conviction qu’une approche rigoureuse et multifactorielle de la gestion de portefeuille constitue un moyen efficace de composer avec l’incertitude tout en participant à l’appréciation à long terme des marchés.
Un premier semestre solide pour les marchés
Malgré les manchettes géopolitiques troublantes, la première moitié de 2026 a finalement été excellente pour les marchés.
Les actions mondiales ont progressé d’environ 15 % en dollars canadiens, notamment grâce aux dépenses soutenues liées à l’intelligence artificielle et à la hausse des prévisions de bénéfices.
Les actions américaines ont enregistré des gains semblables, attribuables en grande partie aux mêmes forces.
Les actions canadiennes ont également bien performé, avec un rendement d’environ 11 %. Les secteurs de la finance, de l’énergie et des produits industriels ont figuré parmi les principaux contributeurs.
Les marchés développés internationaux ont progressé d’environ 14 %, tandis que les marchés émergents se sont particulièrement démarqués avec un rendement d’environ 28 %, profitant notamment de la vigueur de l’Asie liée aux infrastructures d’intelligence artificielle.
Des rendements obligataires plus modestes
L’incertitude entourant l’inflation a pesé sur les rendements des titres à revenu fixe.
Les taux obligataires ont augmenté, ce qui a exercé une pression à la baisse sur le prix des obligations. Les obligations mondiales ont essentiellement stagné, tandis que les obligations canadiennes ont généré des rendements totaux légèrement positifs.
Intelligence artificielle et perspectives économiques
En ce début de deuxième semestre, la conjoncture économique est plus favorable que ce que le contexte géopolitique laissait présager il y a quelques mois à peine.
Si la situation dans le détroit d’Ormuz continue de se normaliser, la baisse des prix du carburant devrait avantager directement les consommateurs. La réduction des coûts liés au transport et aux engrais pourrait également contribuer à modérer l’inflation.
Ces avantages devraient être particulièrement importants dans les régions qui dépendent davantage des importations d’énergie, notamment en Europe et en Asie.
Aux États-Unis, les investissements des entreprises dans l’intelligence artificielle demeureront probablement un pilier important de l’économie et des marchés.
Ils introduisent toutefois certains risques. Les débats entourant les perturbations liées à l’IA et la capacité des entreprises à dégager un rendement adéquat sur ces dépenses considérables continueront probablement d’osciller entre optimisme et prudence.
Canada : amélioration graduelle, mais incertitude commerciale
Au Canada, les Services économiques RBC prévoient que la croissance économique et les conditions du marché de l’emploi s’amélioreront graduellement au cours de la deuxième moitié de l’année.
La politique commerciale demeure toutefois une importante source d’incertitude.
Le processus d’examen de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique s’inscrit désormais dans un cadre de révision annuelle plutôt que dans une simple prolongation de 16 ans.
L’accord demeure en vigueur, mais cette incertitude pourrait freiner les décisions des entreprises en matière d’investissement et d’embauche.
Points à retenir
Le premier semestre de l’année nous a rappelé une fois de plus que les marchés peuvent demeurer résilients, même dans un contexte marqué par un flot continu de manchettes inquiétantes.
Si cette résilience est rassurante, les valorisations de la plupart des marchés reflètent maintenant des perspectives relativement optimistes. Cela pourrait laisser moins de marge de manœuvre si la croissance économique ou les bénéfices des entreprises s’avéraient inférieurs aux attentes.
Dans l’ensemble, le scénario économique de base continue de tabler sur une trajectoire raisonnablement favorable pour les marchés au cours des prochains trimestres.
La diversification et une approche de placement rigoureuse demeurent les fondements permettant de composer avec un contexte économique et géopolitique de plus en plus complexe.
Si cette mise à jour soulève des questions ou si vous souhaitez discuter de ce qu’elle pourrait signifier pour votre portefeuille, nous vous invitons à communiquer avec notre équipe.